L’histoire des villages
Cinq villages, une même rivière : leur histoire se lit dans les châteaux, les croix de granit, les moulins et les fermes fortes qui jalonnent la vallée.
Vocance
Le berceau de la vallée
Mentionnée dès l’an 790 sous le nom de Vallis Cantiae, Vocance est la plus ancienne cité de la haute vallée. Son château féodal, sans doute bâti dès le Xe siècle, gardait la route qui reliait le haut Vivarais au Velay : le bois y descendait vers la vallée du Rhône, le sel et le vin y montaient vers le plateau. La forteresse passe des seigneurs d’Argental aux Mahun en 1165, aux Retourtour en 1362, puis aux Tournon en 1382.
Les guerres de Religion marquent durement le village : en 1575, Vocance la catholique et une quinzaine de villages alentour sont incendiés par les troupes protestantes de Charles de Barjac. En 1586, les Tournon font démanteler le château pour qu’il ne devienne pas une place forte protestante, et ses pierres de taille servent à rebâtir le vieux bourg. Au XXe siècle, Vocance vit au rythme des foins, des scieries et des usines installées au bord de la Cance, comme le montrent les photos ci-dessous.
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| Wikipédia : VocanceHistoire de la commune, de l’oppidum du Chirat Blanc au château médiéval qui contrôlait la route d’Annonay au Puy, jusqu’à l’église Sainte-Croix et l’industrie textile du XXe siècle. | Consulter : Wikipédia : Vocance (nouvel onglet) | Époque gauloise au XXe siècle |
| Wikipédia : Château de VocanceLe château, refuge et lieu de justice des cinq communes de la vallée : petite cité fortifiée dominée par un donjon sur la rive gauche de la Cance, son déclin et sa restauration. | Consulter : Wikipédia : Château de Vocance (nouvel onglet) | XVe-XVIe siècles |
| Ministère de la Culture : notice MériméeNotice officielle du château de Vocance, inscrit aux monuments historiques en 1986 : datation, protection et statut de propriété privée. | Consulter : Ministère de la Culture : notice Mérimée (nouvel onglet) | XVe-XVIe siècles |
| Office de tourisme Ardèche Grand AirFiche du château : première mention en 790, démantèlement en 1586 et partie Renaissance conservée, visible de l’extérieur. | Consulter : Office de tourisme Ardèche Grand Air (nouvel onglet) | 790-1586 |
| Medarus : VocanceNotice historique sur la seigneurie partagée entre Argental et Mahun, l’ancien nom de Sainte-Croix de Vocance, le château démantelé et la croix de pierre de 1614. | Consulter : Medarus : Vocance (nouvel onglet) | XIIIe-XVIIe siècles |
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Villevocance
Le bourg des moulins
Citée en 1505 dans les actes du notaire Gamon sous le nom de villa subtus Valliscantia, « le domaine au-dessous de Vocance », Villevocance appartient en 1480 à Jacques de Tournon. En 1789, sa municipalité se rallie, comme ses voisines, aux délibérations de l’assemblée des trois ordres réunie à Annonay.
Le XIXe siècle transforme ce village rural : la force de la Cance fait tourner des moulins à farine et des moulinages, où l’on prépare le fil de soie, tandis que le commerce du bois multiplie les scieries. Devenue la bourgade la plus importante de la haute vallée, Villevocance conserve dans son église des tableaux remarquables, offerts en 1897 par Mlle Cornillac, élève de Puvis de Chavannes.
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| Wikipédia : VillevocanceChronologie de la commune : seigneuries d’Argental et de Mahun, moulins, moulinages et auberges de muletiers du XIXe siècle, église néogothique Saint-Sulpice et pont de 1904. | Consulter : Wikipédia : Villevocance (nouvel onglet) | XIIIe au XXe siècle |
| Medarus : VillevocanceL’ancien nom de Ville en Vaucance, la possession par Jacques de Tournon, les diocèses de Viviers et de Vienne, et l’économie des moulins et du bois. | Consulter : Medarus : Villevocance (nouvel onglet) | XVe-XIXe siècles |
| Geneawiki : VillevocanceFiche généalogique collaborative : maires du début du XIXe siècle et évolution de la population de 1793 à 1954. | Consulter : Geneawiki : Villevocance (nouvel onglet) | 1793-1954 |
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Vanosc
Le village des deux châteaux
Établi le long d’un affluent de la Cance, Vanosc est mentionné dès le XIIIe siècle avec ses deux châteaux. Celui de la Rivoire, reconstruit au XVIIIe siècle dans un style classique, garde une grosse tour médiévale dans son mur d’enceinte. Celui de Gerlande, incendié au XVIIIe siècle, a laissé les vestiges d’une maison forte et une belle tour, à côté d’un édifice du XIXe siècle.
Les souterrains-refuges creusés dans le granit au Cluzeau rappellent des temps où les habitants devaient se mettre à l’abri. Les chapelles du XVIIe siècle, Saint-Nizier et celle de Pouillas, ainsi que les vieilles fermes de Pouillas, témoignent d’une vie paysanne enracinée sur ces pentes depuis des siècles.
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Saint-Julien-Vocance
Aux portes du plateau
Dernier village de la vallée en remontant vers Saint-Bonnet-le-Froid, Saint-Julien-Vocance occupe des terres habitées depuis très longtemps : sur le Pic du Chirat Blanc subsistent les vestiges d’un oppidum gaulois, et une voie romaine traversait la commune.
Ses fermes fortes, typiques du haut Vivarais, rappellent la rudesse des hivers et l’isolement des hameaux. Un sentier relie le village à Lalouvesc en passant par la pierre de saint Régis, en mémoire du missionnaire jésuite qui parcourut ces montagnes au XVIIe siècle et mourut à Lalouvesc en 1640, devenu depuis un lieu de pèlerinage.
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Le Monestier
Le village perché
Perché sur une crête à 800 mètres d’altitude, Le Monestier est le plus haut village de la vallée. Son nom, comme celui de nombreux villages du Massif central, évoque un ancien établissement monastique, le monasterium.
Il garde la tour de son ancien château, et une croix ancienne veille sur son cimetière. Resté le plus petit village de la vallée, il occupe un site exceptionnel aux confins de la Loire et de la Haute-Loire, à la lisière du Parc naturel régional du Pilat, d’où la vue embrasse toute la Cance.
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| Wikipédia : Monestier (Ardèche)Croix de cimetière du XVe siècle, château endommagé en 1575, séminaire clandestin de 1798-1800, refuge du maquis et bombardements de 1944. | Consulter : Wikipédia : Monestier (Ardèche) (nouvel onglet) | XVe siècle à 1944 |
| Site de la commune du MonestierL’origine du nom liée à un ancien monastère, les vestiges conservés (tour ronde, bâtiment monastique, église Saint-Roch) et les « trois soleils » du Grand Felletin. | Consulter : Site de la commune du Monestier (nouvel onglet) | Moyen Âge |
| Medarus : MonestierLes seigneurs de Monestier, de Peyraud et de Thorrenc, la famille Saint-Priest, l’église Saint-Roch et l’incendie du château en 1575. | Consulter : Medarus : Monestier (nouvel onglet) | XIIIe-XVIe siècles |
| Ardèche Évasion : MonestierL’église Saint-Roch, ancien lieu de pèlerinage, et le château brûlé par les protestants en 1575, dont subsistent une tour et une fenêtre à meneaux. | Consulter : Ardèche Évasion : Monestier (nouvel onglet) | XIIIe-XVIe siècles |
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Textes rédigés d’après l’ancien site vocance.com. Les sources en lien sont des sites extérieurs, consultés en octobre 2026 ; certaines notices d’amateurs (Medarus) ne citent pas leurs références. Vos documents et souvenirs pour compléter ces pages sont les bienvenus.